À paraître...

Septembre 2019

Le coeur demeure dans le berceau 

Dans ce recueil de poèmes publié en 2018 sous le titre Vag jag saknades här, le thème récurrent de l’exil se juxtapose à la hantise de la mort. Le quotidien paisible de l’auteure cache à peine les souvenirs tumultueux d’une autre vie ; la mémoire personnelle se mêle insidieusement à celle ancestrale. Le rêve ressuscite ses chers disparus, à commencer par sa mère, mais aussi bien une multitude de femmes qui subissent leur destin en silence. Au centre trône la nostalgie du passé qui ne renvoie pas seulement au pays abandonné, mais aussi à sa jeunesse. Ces poèmes sont un véritable éloge à la vie, à l’âge mûr, et à tout ce qui va nous survivre : la pluie, l’arbre, le jardin, une équipe de travailleurs qui s’affaire sous nos fenêtres. Au fond, mourir ce n’est qu’être englouti dans le fleuve du temps.  Avec ce recueil, Jila Mossaed est traduite en français pour la première fois. 

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 Septembre 2019

Le tarot de Cheffersville

À travers les trous creusés dans le ciel par les aurores boréales, des esprits descendent dans la taïga. Tshakapesh, le légendaire ancêtre innu, est toujours dans les environs pour leur apprendre comment survivre non seulement aux rigueurs de l’hiver boréal, mais également à leurs propres préjugés. Cette année, une Tzigane de l’Europe de l’Est, une paysanne roumaine, un voleur d’automobiles, deux prostituées, un Juif et une coiffeuse atterrissent dans les collines entourant la ville de Cheffersville. Qu’est-ce qui trouble leur paix dans l’au-delà ? Qu’est-ce qui les amène sur terre en ce septembre glacial, au galop des étalons célestes ?

Ce docu-roman s’inscrit dans un cycle ouvert en 2007 avec le « Coup de Cœur » de Renaud-Bray, Sweet, Sweet China. Débutée en Asie, la quête identitaire du personnage Augusta se poursuit dans le Grand Nord. Confrontée à la face cachée des deux solitudes, elle est aux prises avec une vie d’errance, de même qu’avec l’évidence troublante de l’âge. La leçon de Tshakapesh dans les collines glacées de la taïga est que l’amour est toujours plus fort que la haine.

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Octobre 2019

La mort habite ici 

Aux prises avec le deuil de sa grand-mère et avec l’absence de son·a nouvel·le époux·se demeuré·e à Québec, le·a poète·étesse relate son expérience de travail en tant que professeur d’arts plastiques dans le Grand Nord. La violence et l’immensité du paysage accentuent le sentiment d’isolement qu’iel éprouve dans cette communauté, tandis que son bonheur conjugal se déploie dans une grande solitude. Son écriture sobre, d’une grande sensibilité, est marquée par l’impossibilité de réconcilier deux visions du monde, émanant de deux incarnations différentes de l’Autre : la communauté Nunavimmiut, dont les drames se lisent en arrière-fond des scènes domestiques et des déclarations amoureuses qui ponctuent la vie quotidienne de le·a poète·étesse, et la communauté trans à laquelle appartient le·a conjoint·e absent·e.

 

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Novembre 2019

J'ai oublié d'être Sagan

Un matin, Angélique Malek reçoit une lettre de son ancien professeur de français, trente ans après leur rencontre. Qu’a-t-il à lui dire ? Est-elle prête à savoir toute la vérité et à reprendre le fil de leur histoire là où elle s’est interrompue ? Dès les premiers mots, sa vie bascule. La femme qu’elle est devenue est tout à coup propulsée dans le monde qu’elle avait quitté de force : le Sahara algérien, les dunes, le Sirocco, le lycée, le prof de français qui lui a appris ll’amour et la littérature, son mariage forcé avec un étranger pour éloigner le déshonneur qui s’abat sur sa maison, et surtout sa tribu patriarcale, conservatrice, superstitieuse. En une nuit, elle reprend son histoire dès le début, depuis l’époque où elle n’était que Hiziya Soltana.

Avec J’ai oublié d’être Sagan, Nassira Belloula renoue avec l’écriture féministe intimiste et pousse plus loin l’analyse du sentiment amoureux, de la détresse psychologique subie par les femmes dont les corps sont brimés par des sociétés traditionalistes.

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PRINTEMPS 2019

L'usine de porcelaine Grazyn 

Depuis des années, l’usine de porcelaine Grazyn a bâti sa réputation sur ses magnifiques dés à coudre. On raconte que même la tzarine Anastasia Romanova en avait reçu un dans son trousseau. Les ouvriers proviennent des trois villages voisins. Nourris, habillés et éduqués, ils font l’envie de tous à l’époque où la famine programmée par Staline et le cannibalisme font rage dans les environs. Mais quel est le secret de cette usine et pourquoi la famille Grazyn protège-t-elle si soigneusement ses employés?  

 Situé à la frontière entre l’Ukraine et la Roumanie, ce roman ranime les grandes figures de la mythologie slave à la veille de la Deuxième guerre mondiale, depuis Baba Yaga et Rusalka jusqu’au Golem. L’existence des mortels y est intimement liée à celles des sorcières et des vampires, dans un univers où les strigoïs côtoient des sirènes, des fantômes et des voyants. 

 L’univers de David Demchuk représente le dernier rempart d’un monde en train de disparaître, sous la menace permanente du fascisme et de la Police Secrète qui hante ses victimes jusqu’au Canada.

 

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Préparation au combat

Peut-on remplacer ses origines par l’amitié et par l’amour? Les personnages de Préparation au combat s’entourent d’êtres chers pour combler leur déracinement. Ils vivent dans l’errance, s’épuisent dans des courses et des promenades rituelles, s’entraînent aux arts martiaux. Dans des microcosmes souvent régis par des conflits, en dialogue au jour le jour avec leurs origines italiennes, certains changent de terre, d’autres d’apparence physique ou sexuelle. Et les changements deviennent une constance, une nécessité. Si les personnages s’immobilisent, ils se retrouvent face à leur solitude. Ils reprennent alors le voyage. 

De Québec à Turin, de Montréal à Rivière-du-Loup, mais aussi de Tel Aviv secouée par un attentat jusqu’aux rives hallucinées d’une plage du Saint-Laurent, les figures nomades qui peuplent ces huit nouvelles conduisent leurs lecteurs dans un carpe diem personnel, à bout de souffle.

 

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Entre Athènes et Jérusalem, Ulysse au XXe siècle  

La figure d'Ulysse incarne la littérature dans son effort à penser par elle-même. Ce n'est pas Ulysse qui dit la différence et la tension entre Athènes et Jérusalem, mais bien Athènes et Jérusalem, cette opposition conceptuelle, cette fiction plaquée sur la réalité mouvante et contradictoire du rapport entre foi et savoir, raison et affect qui illustre le conflit vivant exprimé par Ulysse. Quel message ce navigateur égaré, empêché de rentrer chez lui et coupé de ses origines par la guerre et la dévastation adresse-t-il à notre modernité ? Comment cette figure étrange du juifgrec, entre l'origine judéo-chrétienne et l'origine hellénique de la culture occidentale, évoque-t-elle le rapport du littéraire à l'histoire et à la temporalité ?

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Les beaux jours du rouleau compresseur  

Les beaux jours du rouleau compresseur, c’est la pile de linge sale dont on ne vient jamais à bout. Une envie de disparaître dans le tambour de la sécheuse, le tapage des voisins qu’on tolère en silence, la guerre aux pissenlits qu’on reprend chaque été, les passagers comateux de la 372, les propos futiles qu’on échange entre collègues et le flot continuel de courriels non lus.  

Au milieu du désabusement trône l’autodérision. Et l’espoir, peut-être, d’une vie plus exaltante, plus authentique, plus émancipée.

 

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 AUTOMNE 2018

Une deuxième chance pour Adam :

À cinquante ans, Adam souffre un accident cérébral qui anéantit presque la totalité de sa mémoire.  Réduit à l’intelligence d’un garçon de dix ans, il est entièrement dépendant de son épouse qui semble être plus sa gardienne que son préposé. Adam vit avec la terreur d’être régulièrement mis à l’épreuve. Est-ce le cas? Quel est le secret de ce couple enseveli sous le couvert d’un  mariage heureux? L’accident d’Adam n’est-il  pas un prétexte pour s’affranchir d’un passé déplaisant?

Publié d’abord en anglais, ce roman récrit en français par l’auteur même raconte l’histoire d’un couple aux prises avec le quotidien. Le livre est un éloge aux gestes menus qui font la complexité de notre vie.

 

L’apprentissage du silence :

Élisabeth et David ont perdu la capacité de vieillir. Le temps s’écoule à reculons pour ce couple brisé. Pendant que s’effrite la mémoire du vingtième siècle, avec ses massacres et des idéologies meurtrières, un homme et une femme luttent secrètement contre la disparition d’un droit dont ils sont les seuls à mesurer la perte : celui de pouvoir choisir sa propre identité. Ont-ils raison de se souvenir d’une époque où les revendications sociales n’étaient pas interdites?

À travers un langage qui répand un arôme de cannelle, ce roman dévoile à pas de danse une histoire d’amour et d’apprentissage, dans laquelle le silence n’est qu’une autre manière de dire les choses.

 

#monâme :

#monâme met en scène le parcours identitaire queer d’un·e adolescent·e hanté·e par un imaginaire apocalyptique. Une fascination marquée pour l’esthétique « 16+ […] hardcore violence and sexual content » ponctue la première partie du recueil, où le.a poète revisite ses années d’écolier.ère dans une langue épurée. La mort spectaculaire, télévisuelle, gore, constitue une sorte de tampon entre l’enfance et l’âge de la maturité. Cette transformation advient lorsqu’un décès discret donne progressivement naissance à une seconde voix, à laquelle s’adresse le·a poète pour tenter de faire émerger du sens de la douleur et du monde.

Sébastien Émond est un membre du collectif RAMEN qui a pour objectif d’augmenter la visibilité de la poésie contemporaine dans la ville de Québec. #monâme est son premier recueil.

 

Écrire. Se convertir:

Retour à soi ou mutation, la conversion est un concept fondé sur le changement qui rend possible le devenir universel des singularités. Ce phénomène, dans la tradition occidentale, passe aussi par l’écriture, qui en enregistre les traces et, jusqu’à un certain point, contribue à sa réalisation. Comment saisir la conversion qui s’opère lorsqu’on écrit depuis plusieurs postures : pour soi, pour les autres, hors ou au sein de l’institution ? Comment saisir la conversion dans sa dimension littéraire, qui met en jeu autant le savoir que les affects ?

Sara Danièle Michaud enseigne au cégep de Saint-Laurent. Ses recherches doctorales et postdoctorales l’ont amenée à étudier la pensée littéraire comme phénomène spirituel. Elle est auteure de l’essai : Cioran ou les vestiges du sacré dans l’écriture (XYZ, 2013). Le présent essai est tiré de ses recherches postdoctorales sur l’écriture de la conversion.

 

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  • 4 livres surprenants et différents, toujours choisis dans l'optique de promouvoir une littérature-monde ouverte sur la diversité et l’universalité. Nous commençons notre deuxième année avec 4 livres surprenants et différents, toujours choisis dans l'optique de promouvoir une littérature-monde ouverte sur la diversité et l’universalité. Nous vous présentons avec fierté notre rentrée littéraire automne 2019: -J I L A M O S S A E D LE CŒUR DEMEURE DANS LE BERCEAU SEPTEMBRE 2019 -F E L I C I A M I H A L I LE TAROT DE CHEFFERSVILLE SEPTEMBRE 2019 -N A S S I R A B E L L O U L A J’AI OUBLIÉ D’ÊTRE SAGAN OCTOBRE 2019 -L A U R E N C E C A R O N - C A S...Lire tout