Parution : octobre 2019, 112 pages

ISBN-13 :978-2-924936-11-5

Code barre : 9782924936115

17.00$

Nassira Belloula

J'ai oublié d'être Sagan

Un matin, Angélique Malek reçoit une lettre de son ancien professeur de français, trente ans après leur rencontre. Qu’a-t-il à lui dire ? Est-elle prête à savoir toute la vérité et à reprendre le fil de leur histoire là où elle s’est interrompue ? Dès les premiers mots, sa vie bascule. La femme qu’elle est devenue est tout à coup propulsée dans le monde qu’elle avait quitté de force : le Sahara algérien, les dunes, le Sirocco, le lycée, le prof de français qui lui a appris ll’amour et la littérature, son mariage forcé avec un étranger pour éloigner le déshonneur qui s’abat sur sa maison, et surtout sa tribu patriarcale, conservatrice, superstitieuse. En une nuit, elle reprend son histoire dès le début, depuis l’époque où elle n’était que Hiziya Soltana.

Avec J’ai oublié d’être Sagan, Nassira Belloula renoue avec l’écriture féministe intimiste et pousse plus loin l’analyse du sentiment amoureux, de la détresse psychologique subie par les femmes dont les corps sont brimés par des sociétés traditionalistes.

Nassira Belloula journaliste et écrivaine établie à Montréal, née en Algérie de parents berbères. Elle est l’auteur de plusieurs essais et romans intimistes s’articulant autour de la condition féminine. Ses livres sont traduits en italien, espagnol, anglais et sont lauréats et finalistes à plusieurs prix ; Prix espace femme arabe du Québec 2010, Prix Kateb Yacine 2016, finaliste Prix Mohamed Dib 2016, finaliste Prix Yamina Mechakra 2018. Actuellement, elle est membre du Parlement des écrivaines francophones.

Ce que la presse en dit

« J’ai oublié d’être Sagan est un livre court, dont la violence en apparence exotique rappelle certaines des bases propres à toute structure patriarcale. » Paul Kawczak, Lettres québécoises 

« J’ai oublié d’être Sagan nous offre une prose poétique qui n’élève jamais le ton, mais ratisse sans pitié ce passé irrecevable. D’une cruauté indicible, il laisse sourdre une colère envers la famille et la société traditionnelles qui saccagent la vie des femmes. De ce milieu, tout nous est odieux. Rien n’est beau ni joyeux. Le verbe gifle. Bref, sévère, puissant. » Thérèse Lamartine, Nuit blanche